RÉUSSIR ENSEMBLE,
de la maternelle au supérieur
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Quelques mots de la Psychologue

Après 29 ans passés dans cette institution, il est l’heure de partir. Mais je ne peux me résoudre à laisser mon travail de psychologue clinicienne et je vais continuer encore mon activité libérale.

Quand je suis arrivée en Septembre 1993, il n’y avait pas de psychologue et le besoin se faisait sentir de façon importante. J’ai créé le Service de Psychologie et l’ai développé au fil des années. Ma fonction de clinicienne a évolué au fil de la demande institutionnelle ainsi que des demandes parentales en lien avec l’évolution sociale.

Mes missions ont été ainsi extrêmement variées. La première est, bien évidemment, la rencontre de l’élève en entretien individuel. J’ai remarqué au fil du temps comment les élèves de tous âges sont venus d’eux-mêmes parler de ce qui fait souffrance en eux, à l’école, dans leur vie familiale ou avec les autres. Reconnu par l’institution cet espace d’écoute et de parole demeure confidentiel. Les enfants accompagnent souvent leurs amis/es et cette collégialité permet entre autres d’éviter les moqueries, car ce lieu est suffisamment respecté par tous. Les enseignants, l’équipe de la vie scolaire, les responsables de niveau ou les directeurs/directrices d’unité conseillent très facilement aux élèves et à leurs parents le recours à la psychologue.

Les autres missions que j’ai pu proposer étaient d’ordre groupal, citons quelques-unes : séances de dynamique de groupe, gestion de classe, prévention et échange autour de thèmes liés à l’enfance et à l’adolescence.

J’ai également animé pendant plusieurs années le Petit Café des Parents, temps d’échange libre avec les parents.

Aux enseignants et personnel éducatif nous avons proposé des conférences. J’ai été personne ressource dans le Projet des Enfants Précoces.

Mon travail souvent en solitaire, ne m’a pas empêché d’aller à la rencontre du personnel de l’institution, de proposer des actions, d’échanger avec les enseignants et non enseignants dans ces lieux qu’on appelle informels ou interstitiels où vont se dire les choses plus importantes. J’ai également accueilli tous les ans des psychologues stagiaires.

Je fais partie de l’Anpec (Association des psychologues de l’Enseignement Catholique).

La place du psychologue comme nous la concevons se situe dans un entre-deux, dans un lieu, un espace entre l’école et la maison, entre l’élève et l’enseignant. Cet entre-deux qui peut rappeler l’espace transitionnel, ni dehors ni complètement dedans, permet que l’élève puisse venir en confiance. Cet espace où on va déposer des éléments de soi dans une temporalité nouvelle propre à cette rencontre, où le psychisme et l’humain sont pris en compte. Notre fonction n’est pas d’apporter une parole d’expert mais une parole où on accepte d’entendre ce qui se dit dans cette rencontre, d’accueillir la souffrance, l’inquiétude ; c’est ce qu’on appelle la neutralité et l’écoute bienveillante. 

Aider l’enfant ou le jeune à mettre en lien ce qui a pu lui être renvoyé de ses difficultés avec son univers personnel, nous semble important. 

En entendant comment le symptôme qu’il ou elle peut déposer à l’école à travers différents comportements (scolaire, relationnel), on peut aider l’élève à mieux comprendre ce déplacement dans l’école de ce qui est difficile pour lui. Ainsi même dans le cadre d’une demande de bilan avec les outils dont je dispose, les rencontres avec les parents, les enseignants et le personnel éducatif permettent de retrouver des possibilités de penser la relation et l’accompagnement de l’enfant, d’un point de vue cognitif ou symptomatique.

Etre psychologue dans une institution scolaire suppose donc d’aider également les enseignants et les équipes à faire du lien, à prendre du recul afin de changer le regard sur l’enfant et de permettre un investissement autre. 

Je ne peux pas partir sans  remercier  les  enseignants, les directeurs et directrices de toutes les unités, le personnel éducatif, non enseignant, et plus particulièrement les enfants et adolescents qui m’ont fait confiance, qui ont reconnu mon travail et ma fonction. A vous tous je vous dis un Grand Merci. Je suis heureuse de savoir que le Service de Psychologie va continuer à exister avec l’embauche d’une nouvelle psychologue.

Merci encore aux élèves qui sont venus pour certains plusieurs années avec qui nous avons échangé, avancé et qui ont pu trouver une écoute et attention bienveillantes.

Ofelia NEYRA, Psychologue de l’Education