RÉUSSIR ENSEMBLE,
de la maternelle au supérieur
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Autour du film : « Sauver ou périr »

Les élèves de 1ère année CAP Agent de Sécurité nous partagent la synthèse qu’ils ont réalisée sur le Film « Sauver ou périr » de Frédéric Tellier sorti en novembre 2018.

  « Sauver ou périr » est un film inspiré de faits réels, réalisé par Frédéric Tellier en 2018.

   Le personnage principal en est le sergent Franck Pasquier (Pierre Niney). Celui-ci a deux amours : sa femme, Cécile (Anaïs Demoustier), enceinte de jumelles, et son métier, sapeur-pompier de Paris. Jeune, beau, impliqué dans son métier, et la tête pleine de projets, il a tout pour être heureux.

   Franck intervient lors de malaises cardiaques, de suicides sur les voies du métro, et en cas d’accidents de la route. Il fait son possible pour sauver des gens, même s’il échoue parfois.

   Il ignore encore qu’il devra être sauvé à son tour…

   En effet, Franck, promu chef de garde incendie, est appelé en renfort sur un feu d’entrepôts à Saint-Denis. Il lutte contre l’incendie, désobéit à l’ordre de repli pour tirer ses hommes hors du brasier mais, entravé par la lanière de sa hache, il se retrouve coincé, et cède à la panique. Il retire son masque pour appeler ses équipiers au secours, et perd brièvement connaissance. Lorsqu’il se réveille, il est cerné par les flammes, et ne parvient à s’en extirper qu’au prix de graves brûlures au visage, au bras, et à la poitrine.

   Après huit semaines de coma, Franck est placé en chambre stérile. Il a droit à des visites, notamment, de sa mère et de Cécile, une heure par jour.

   Après six mois en chambre stérile, Franck change de service, et entame sa rééducation. Il réapprend à marcher et à manger seul. Il est angoissé, se pose des questions, lui qui était jadis si confiant en l’avenir : à quoi va-t-il ressembler ? Que va-t-il se passer maintenant ?

   Autorisé à rentrer chez lui le temps d’un week-end, Franck se rend compte que rien ne sera jamais plus comme avant, malgré la haie d’honneur de ses collègues de la caserne, et les efforts conjugués de sa femme et de sa famille. Il a tout perdu : le feu lui a tout pris : son métier, sa famille (ses deux filles ont peur de lui…) .

   Une dégradation de son état, due au stress, le renvoie à l’hôpital. Il est très fatigué, et dort très mal. En proie à des hallucinations, il se revoit au beau milieu des flammes.

   En  seize mois, il subit 24 opérations.

  Son regard est un jour attiré par la couverture d’une revue, montrant une exposition consacrée au peintre belge expressionniste James ENSOR (1860-1949) et, plus particulièrement, au tableau intitulé Masques raillant la mort (1888). On y voit des personnages masqués, sortis tout droit de la commedia dell’arte, un médecin de la peste avec son masque au long nez, ou bien des personnages de Nô (drame japonais).

 

   Franck, qui porte lui-même un masque pour protéger son visage meurtri, en crée un autre en papier mâché, s’inspirant de celui du médecin de la peste au Moyen-Âge. Il revoit son visage pour la première fois depuis l’accident : choqué, il ne se considère plus comme un être humain, mais comme un monstre. Il en vient même à se demander s’il n’aurait pas mieux fait de périr dans les flammes.

   Autorisé à quitter l’hôpital, Franck tente de se reconstruire, et de reconstruire sa vie. Il connaît la galère des grands brûlés en reconversion professionnelle.

   Décoré de la médaille militaire, il dit, lors de son discours : « j’ai sauvé, et j’ai péri. ». Son ancien métier, il le résume en quelques mots : esprit de corps, cohésion fraternelle, et dépassement de soi.

   Cécile, fatiguée, émet le souhait de prendre du recul. Seul, livré à lui-même, Franck envisage de se suicider, mais il est retenu par une vision en contrebas : la Mort, sous la forme du masque au nez pointu du médecin de la peste, croise son regard.

   Franck retourne sur les lieux de l’incendie qui a consumé deux ans de sa vie. Il décide de se battre, pour reconquérir sa femme, retrouver ses filles, ainsi qu’un emploi. Son visage a peut-être changé, mais dans son cœur, il est resté le même.

   La morale de cette histoire pourrait être la suivante : personne n’est invincible. Lorsque l’on tombe, deux choses peuvent nous relever : le mental, et le soutien de notre entourage.

   Il faut accepter d’être sauvé.

 

   Pour en savoir plus :
   http://www.pompiersparis.fr/fr/etre-pompier/la-vie-en-caserne
   https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=qmJTuQ7pZpc